Ch.8 Les destins se croisent et se meurent.

Ch.9
Ch.9
[Inconscience]

    J’ouvrais les yeux un vertige m’a saisi, ma vue était trouble, j’étais allongé… je perçus quelque chose, de scintillant, se précipiter sur moi. Je roulais sur le côté par réflexe, un bruit de métal frappant la pierre du mur se fit entendre.

    Ma vue commençait à se rétablir, je regardais devant moi la silhouette jusqu’à maintenant à peine discernable, un homme dans la trentaine équipée de ce qui semblerait être une armure de cuir grossière et d’une épée simple à double tranchant ; il me dévisagea avec mépris.

Combien de fois ai-je vécu cet instant ? Peut-être 12 ou 13 fois ? Je ne savais plus…

    D’un geste rapide, je bondis en avant et saisis la tête du brigand, concentrant ma force sur le point au centre de ma paume, je la lui écrase sur le mur dans un bruit sourd tout en saisissant son épée.
    Je m’avance à 5 pas de la porte et balance l’épée entre les jointures du mur de pierre. J’entends la racle d’un homme essayant de respirer, les crie de la femme dans la pièce à côté à cesser.

    J’avais pris l’habitude de sauvegarder les objets les plus importants sur moi, je m’étais fait faire une veste sans manches possédant une bonne vingtaine de poches.
    Je vérifie les contenus, j’ai de l’argent, des pilules d’augmentations du KI, ainsi que divers artefacts de guérison et de soin.

    « Merde, j’ai dû lâcher mes poignards quand le démon m’a coupé la gorge. », murmurais-je pour moi-même.
Je saisissais la poignée de l’épée et la faisais glisser vers moi, la sortant du mur.
J’ouvris la porte en sautant par-dessus la balustrade et atterris au milieu des bandits faisant leur saccage.
J’avais pris l’habitude de cette scène, et la connaissait par cœur, que se soit l’emplacement de chaque ennemi ou victime, mais aussi la façon la plus simple de les neutraliser.
Je tranche derrière moi, deux hommes s’effondrent dans une giclée de sang arrosant le mur de l’auberge.
Je fonce sur un des hommes armés d’un pistolet et lui enfonce l’épée à travers la gorge. Je saisis son arme et tire 5 coups qui atterris entre les yeux des derniers bandits.
Ramassant deux dagues d’un des cadavres, je me retourne vers la porte en même temps que deux ennemis pénètrent dans l’auberge alarmer par les bruits de combat.
Ils n’ont pas le temps de réagir, s’effondrent ayant chacun un poignard enfoncé dans l’œil.
Je tends l’arme de poing et tire la dernière balle au travers d’une fenêtre dont le volet est fermé.
Jetant l’arme maintenant vidée de toutes ces munitions, je m’approche de l’aubergiste.
    « Vous allez bien ?
— Heu… Oui, oui, merci. Vous êtes le client de la Chambre 2 ?
— En effet.
— Heureusement que vous savez vous battre sinon nous serions… dit l’homme-chien tandis que les autres personnes se relèvent ou sortent de leurs cachettes.
— Pour le moment, il faut soigner les blessés. », dis-je, sûr de moi.

    Après le soin des blessés, je pris un sac de provision et partis à dos de cockatrice.
    « Où vais-je aller ? J’avais fait le tour du continent de Graphe.
— Il semblerait que je dois envisager de visiter un autre continent. »
    Étant dans la forêt de Gruaigs tout au nord du continent, le passage pour Beldan par les terres est assez proche, mais… il faudra traverser la forêt d’Etargnis, territoire des Krall.
Devrais-je perdre un peu plus de temps et faire une traversée par bateau plutôt que de risquer ma vie en passant par le territoire des cannibales ?
    « Pour le moment, je vais à Korm pour le réapprovisionnement, si je dois aller par la mer il me faudra plus d’un mois pour atteindre Silace.
— De plus, je vais avoir besoin de monnaie, plus que ce que j’ai en ma possession, je devrais sans doute faire quelques missions pour la cité indépendante de Grison, la manière la plus efficace de se faire des pièces ça reste la guilde. »

    Après tout, le temps n’a pas d’importance quand on ne fait que revivre encore et encore, mais mourir est douloureux, si je peux l’éviter…
    

~~~
    13 ans plus tard.

    « Ho putain, ces saloperies ! » Dis-je en courant comme un forcené, derrière moi, une dizaine de portails rouge s’ouvrent laissant sortir divers types de démons à corne.
J’avais appris à mes dépens qu’il existe plusieurs types de démons, les simples avec leurs multiples cornes sur la tête sont juste des chasseurs, ils traquent leur proie grâce à leur force et rapidité, les dix cornes et moins qui utilisent des attaques élémentaires. À côté de ça, il existe d’autres types de démons pouvant utiliser la séduction ou le contrôle des sentiments tel que la peur et l’effroi, ceux-là ont moins de 5 cornes.
    Je me dirigeais vers la ville de Miniarkil au sud du continent Beldan quand ces saletés de démon ont commencé à me poursuivre. À chaque fois, ils me retrouvent pour me tuer. Ça a été le cas lors de mes 15 dernières morts, cela fait maintenant 13 ans que j’arrive à survivre sans me faire trucider.
Mais vu le nombre de portails est-ce la fin une nouvelle fois ?
    Je sors de la forêt, un groupe de personnes se trouve sur mon chemin, ils semblent tous armés, mais ils ne sont pas habillés en soldat, des étrangers ou aventuriers ?
    « Cassez-vous de là, des démons arrivent ! criais-je tout en courant.
— Des démons ? En formation ! », dit une fille au visage couvert par un masque.
    Ils sortirent les armes se préparant au combat. Sont-ils fous ?
    « Il y en a une dizaine, vous allez vous faire laminer, vous feriez mieux de fuir.
— Si nous fuyons maintenant, les démons ne vont faire que saccager le prochain village, répondit la fille.
— Pis c’est notre gagne-pain ! intervint un homme aux cheveux rouges armé d’une lance au reflet argenté.
— On ira boire une pinte après mon chou. », lui répondit une autre femme.
    Je regarde ce groupe de 4 personnes, puis-je les laisser se sacrifier pour un immortel comme moi ? Sans doute pas.
Je soupire et me retourne me mettant en position de combat.

    « Que fais-tu ? Fuis tant que tu le peux, me dit la jeune fille masquée.
— Vous allez vous battre pendant que je fuis ? Il n’y a pas moyen, mourrons bien, mourrons en massacrant des cornes !
— Des cornes ? me demanda l’homme habillé en toge claire tout en observant nos ennemis commencés à sortir de la forêt.
— Oui, ils ont tous des cornes, d’où ce petit surnom. », dis-je tandis que l’assaut était donné.
Ce n’était quasiment que des démons chasseurs, je fus surpris par les capacités de combat de ce groupe, était-ce vraiment des aventuriers ?
La fille au masque semblait danser avec ces ennemis percevant leurs mouvements, elle esquivait aisément avant de donner un coup d’épée.
L’homme à la lance et la seconde fille semblaient être en symbiose, chacun surveillant les arrières de l’autre tout en utilisant leurs armes et magie pour massacrer les démons, et le dernier, habillé de sa toge avait pris un peu de distance et attaquait principalement à l’aide de magie du vent ou de son arbalète. Quant à moi, j’utilisais mes poings emplis de KI, le combat dura une bonne demi-heure entre joute directe et tentative de nous prendre ne tenaille, au bout du compte, nous étions tous plus ou moins en bon état pas de blessés graves, mais la fatigue accumulée et des blessures légères nous avaient essoufflé, les démons quant à eux, il n’en restait que 2.
    
    « Prépare-toi ! Nous te pourchasserons avec bien plus. », dit un démon à 5 cornes, dans sa langue horrible, tout en utilisant l’effroi pour nous tenir à distance avant de s’enfuir dans le bois suivi par son comparse.
    « C’est moi ou il a essayé de communiquer ? Demanda l’homme à la toge.
— Tu parles de ces sons horribles qu’il a faits avant de s’enfuir ? demanda la fille au masque.
— Ça devait être une racle d’agonie ! Affirma l’homme aux cheveux rouges.
— Beau combat ! me félicita la fille au masque.
— Je me nomme Mél et voici Seta, Crok et Mathieu, nous sommes un groupe de chevaliers de niveau saint.
— Je suis Yeolset, me présentais-je à mon tour.
— C’est la première fois que je vois quelqu’un avoir autant de puissance dans ces poings, me complimenta Crok aux cheveux rouges.
— Merci, j’ai été formé sur le continent de Graphe, précisais-je.
— On verra plus tard pour le blabla, rejoignons Miniarkil, avant que d’autres démons n’apparaissent, dit Seta d’un air inquiet, l’aurait-elle compris ? Ou est-ce juste de l’instinct ?
— Oui, tu as raison, en route, répondit Mél.
— Je vais aussi à Miniarkil ; puis-je me joindre à vous ? Je me savais déjà mort, vu la menace du démon, je savais que je ne pourrais sans doute pas survivre au prochain assaut, mais ce groupe me semblait compétent, j’avais l’impression qu’il fallait que j’en voie plus sur eux.
— Bien sûr, allons-y. » Dit-elle en invoquant un griffon tandis que les autres invoquent aussi des montures.

Pour ma part, j’invoque une cockatrice, depuis ces treize années, j’avais compris certaines choses sur la magie et les spirituels liés, cette amie de toujours avait été mon moyen de locomotion une grosse douzaine de fois, aussi c’est naturellement que je l’avais choisi comme moyen de locomotion spirituel.
    
    La course fut rapide, nous n’étions qu’à une demi-journée de la cité, nous avons parcouru la distance sans prendre de pause, le soleil se couchait déjà quand nous sommes arrivés en vus des hautes murailles de la cité indépendante.
Des piques et des sorts de barrières semblaient avoir été disposés tout autour, se sont-ils préparés à une attaque ?

    Nous sommes entrés dans la cité gouvernée par la guilde des aventuriers.
Les rues étaient vides, peu de gens osaient sortir, tandis que les rues commerçantes habituellement animées par d’innombrables disputes et négociation commercial résonnaient d’un silence de plomb.

    « Par ici ! signifia Seta en se dirigeant vers ce qui semble être une auberge.
— Seta, Mél, contente de vous voir en pleine forme. », dit une belle femme brune, de grandes prestances en entrant dans l’auberge.

Un homme taciturne à ces côtés les observait sans rien dire, le visage impassible.
    « Mères, père, nous voici revenus, répondit Seta en retour.
— Quelle nouvelle ? demanda l’homme sans prendre la peine de saluer.
— Une dizaine au nord-est, et un ou deux au nord-ouest, répondit immédiatement la fille masquée.
— Tu es sûr de cette attaque imminente ? demanda l’homme taciturne à la belle femme
— Oui, j’en suis sûr, l’information vient d’Irriate, tu sais aussi bien que moi que ces prédictions s’avèrent toujours précises !
— T’énerves pas Myr. Mais pourquoi faut-il qu’on participe à la défense de cette cité… se plaignit-il
— Comme je te l’ai expliqué Mac, si aujourd’hui on ne participe pas, la prochaine fois que nous serons attaqués, nous serons seuls face aux démons, ne vaut-il pas mieux avoir le maximum d’allier pour se défendre ?
— Oui… oui… mais devoir papoter et gérer tous ces gens… il soupira allégrement
— Ça me fatigue d’avance, la guilde, n’aurait-elle pas pu prendre la responsabilité de la défense de leur cité au lieu de me refourguer les marrons chauds ?
— Arrête de te plaindre, tu vas pouvoir massacrer autant que tu veux quand l’attaque surviendra, précisa la femme, presque en grondant l’homme.
— Ce sont nos parents, les souverains de l’archipel céleste. », me chuchota Seta.
À ce moment-là, la porte de l’auberge fut ouverte d’un grand coup, un soldat entra prestement.
    « Seigneur Vel, des portails rouges sont apparus dans le ciel du nord.
— Combien ? 10 ? 20 ? Demanda-t-il en observant l’état de panique du soldat.
— Difficile à dire… de sur plusieurs centaines… précisa-t-il son teint blêmissant à vue d’œil.
— Impossible… murmura Mac
— Je te l’avais dit ! dit fièrement Myr.
— Au final, je te dois un repas sur l’île lunaire… murmura Mac.
— Heu ? Une centaine de portails ? demanda inquiet Mathieu tandis que Mac et Myr semblaient régler l’affaire d’un pari perdu.
— Oui chevalier ! affirma le soldat décontenancer par la situation dans l’auberge.
— Allons sur les murailles pour admirer ce spectacle ! », annonça Mac en sortant de l’auberge, je suivis le groupe jusqu’aux murailles.

    Dans le ciel, à perte de vue, s’annonçait l’apocalypse, des centaines et des centaines de portails rouges recouvraient le ciel nocturne, ceux-ci disparaissaient tandis que des démons descendait sur terre, je perçus en première ligne des démons aux 15 cornes, c’était le bas de l’échelle démoniaque, plus ils ont de cornes moins puissant ils sont, les 15 cornes sont de simple fantassin, mais même dans ce cas, un 15 cornes est aussi puissant que 5 ou 6 fantassins de l’armé, peut être moins s’il s’agit de rainevars ou d’homme bête spécifique.
    À l’arrière des 10 cornes spécialisé dans la magie longue distance et ensuite les 5 cornes et moins servant de commandant, tous descendaient depuis le ciel pour se préparer à une invasion de grandes ampleurs.
    Malgré toutes les fois ou je les ai rencontrés et suis mort par leurs mains, je n’arrivais toujours pas a comprendre d’où ils venaient, la seule chose que je pouvais être certain c’est que ce n’était pas de cette dimension.

    Nous sommes restés quelques minutes à regarder cette armée se former sous nos yeux, ses soldats apparaissant de nulle part.
    « Une invasion imprévisible. », murmurais-je pour moi-même en repensant au mot de cette femme Myr, une certaine Irriate semblait être capable de prédire ce genre d’invasion imprévisible de manières logique. Il serait intéressant que j’en apprenne plus sur cette personne.
La rencontrer dans l’avenir ou dans le passé suivant si je meurs ou pas aujourd’hui, ça serait un plus, prévoir l’arrivée de ces démons me permettrais de les éviter et de pouvoir vivre sans fuir sans cesse dans la peur de les voir apparaître soudainement.
    « Mac, je te laisse t’occuper du sol ? dit la magnifique dame avant de disparaître.
— Elle… elle a disparu non ? demandais-je surpris.
— Oui, elle va s’occuper des défenses aériennes, précisa mac en entendant ma réaction.
— Que les troupes commencent à avancer pour affronter les premières lignes, Mél, je te confie le déploiement des troupes, Seta, tu prendras l’avant-garde avec Crok et Mathieu, tu restes a l’arrière avec les soutiens, annonça-t-il d’un ton impérieux.
— Oui ! répondirent-ils, en cœur, il semble que se soit un bon chef, tout le monde se plie à son commandement.
— Dire qu’il va falloir que je débourse encore une blinde pour le repas… tssss. », claqua-t-il de la langue avant de se concentrer sur le champ de bataille.
    
    Que devais-je faire quand à moi ? Tous se préparaient aux combats, peut-être devrais-je rejoindre une troupe ? Non, oublie, de toute façon l’assaut des démons continuera jusqu’à ce qu’ils me trouvent. Peut-être, fuir ? Mais pour aller où ?
    J’étais perdu dans mes pensées après avoir fait demi-tour pour descendre des murailles quand la voix de Myr s’éleva dans les airs.
    « Premier bombardier en position, préparez-vous à l’assaut ! »

    Bombardier ? De quoi parle-t-elle ? Un énorme bruit d’impact se fit entendre, je sentis une onde de choc malgré la muraille me séparant du terrain d’affrontement.
Je retournais sur le bord de la muraille pour voir trois énormes monticules de terre au-dessus de nous, flottant dans le ciel, des centaines de canons magiques venait de tirer vers le bas sur les troupes démoniaques éradiquant toutes vies aux points d’impact, ne laissant que des cratères de plus d’une dizaine de mètres de diamètre.
    Les canons recommencèrent à briller, ils chargeaient une nouvelle attaque.

    « Tu devrais te tenir, la seconde salve va tomber. », dit calmement le souverain de l’archipel céleste.
    Les canons déchargèrent leurs énergies magiques, la compression de l’air fut telle, qu’au moment où les impacts multiples touchaient le sol, l’onde de choc faillit me propulser dans les airs, heureusement que Mac m’avait averti, je m’étais accroché à la muraille juste à temps.
Les troupes démoniaques, ceux qui n’étaient pas éradiqués par le tir se retrouvèrent allonger au sol souffler par les explosions.

    « Mél maintenant ! » Hurla Mac.
Aussitôt, les trois portes donnant sur le champ de bataille s’ouvrirent laissant sortir deux ou trois milliers d’aventuriers organisés en bataillons.
Ils se mirent à charger l’ennemi désorienté tandis que les troupes de soutiens lançaient des sorts longue distance sur la ligne de front.
    « Tu vas rester là ou aller te battre ? me demanda Mac.
— Je vais aller me battre bien sûr ! dis-je en détournant le regard de la scène pour faire demi-tour.
— Alors, va ! », dit-il en faisant un signe, je me soulevais du sol, comme si, je ne pesais rien, il me poussa nonchalamment d’un signe de main. Me voilà en train de voler la tête la première vers le champ de bataille, arrivé à quelques mètres du sol et des ennemis, mon corps s’alourdit et j’atterris sur un démon aux quinze cornes lui infligeant un coup de poing précis sur son plexus solaire, il s’écroula sans vie en crachant du sang.
    « Cet enfoiré m’a envoyé trop loin dans la ligne de front », dis-je pour moi-même, entouré par une dizaine de 15 cornes.
    Pas le choix, je balance mes poings et mes pieds en tout sens, chaque coup touche un ennemi l’envoyant volé ou lui ôtant la vie dans des flopées de sang et de mâchoire arrachés.
Je ferais le maximum de dégât avant de mourir, dommage que je n’ai pas pu obtenir les infos que je voulais sur cette devineresse Irriate.
    Je vois derrière moi du côté de la cité les troupes de combattant avancer malgré la difficulté de l’ennemi, avons-nous une chance ? Non, je rêve trop, nous n’affrontons que les plus faibles des démons…

    Des boules de feu commencèrent à tomber autour de moi.
    « C’est les dix cornes, merde ! », m’exclamais-je, tout en me protégeant derrière les démons devant moi, j’avais oublié qu’ils n’hésitaient pas aux sacrifices…
    Les démons autour de moi commencèrent à brûler dans des cris inhumains et une odeur de corne brûler caractéristique, sous les sorts de leur allié.
Il était temps de faire une retraite stratégique du moins hors de portée de ces enfoirés !

    Un des monticules de terre commença à briller de mille lumières de ces canons.
    « Ils vont remettre ça ? », je sentis mon cœur palpiter, j’ai failli être emporté par le souffle en étant sûr la muraille, mais la je suis sur le champ de bataille…
    « Merde, merde, merde ! », criais-je tout en donnant un coup de poing au démon m’attaquant et me jetant au sol, juste à temps, la pression inimaginable se fit sentir tandis que je plantais mes mains à même le sol perçant de mon KI la roche pour me tenir alors que l’explosion se produisit, l’onde de choc fit s’écrouler tous les démons, passant au-dessus de moi, elle atteint le groupe d’aventuriers derrière moi qui ne s’était pas préparé, ils furent couchés à leur tour.
Un vent violent suivit l’onde de choc emportant tous ceux n’étant plus en état de résister, les emportant s’écraser contre les murailles de la cité dans des taches pourpre.
Le tir semblait avoir été concentré sur la ligne arrière, heureusement, sinon je ne serais plus en un seul morceau.
Au moins il n’y avait plus de 10 cornes pour me bombarder.
    Un cri inhumain dans cette langue horrible à entendre résonna.
    « Invocation démon volant ! »
Quoi une invocation ? Je cherche du regard sur la colline quel est le démon qui a parlé. Je ne vois que des 4 ou 3 cornes.

    Une centaine de portails s’ouvrirent dans le ciel tandis que je continuais à tuer les 15 cornes, me recouvrant de sang et de tripe.
    Des démons ailés ayant 6 cornes apparurent dans le ciel, ils foncèrent sur les îles flottantes et arrachèrent des petits piques plantés dans les pourtours des monticules de terre.
La première île commença à perdre de l’altitude, je pouvais percevoir Mac s’envoler dans les cieux sans même une monture et massacré les démons volants, mais trop tard, l’île sombrait en direction de Miniarkil, en quelques secondes elle enfonça la muraille de la cité s’écrasant sur les maisons et immeubles de la ville.
Des cris se firent entendre provenant de la cité endommagée. Combien y avait-il eu de victimes ? Plusieurs centaines ?
Mais je n’avais pas le cœur à la compassion, trop occupé à préserver ma propre vie face à ces démons aux 15 cornes, plus j’en tuais, plus j’avais l’impression qu’il y en avait. Serait-ce sans fin ?
Une seconde île sombra, vu qu’elle avait une plus haute altitude, elle tomba plus loin sur la ville… sans doute vers le centre de celle-ci.
Une onde de choc se fit sentir au moment de l’impact qui emporta avec elle des centaines d’autres vies de personne innocente, de simples citoyens de cette cité.

    La troisième île semblait tenir le coup, je pouvais distinguer Myr se battre depuis le ciel contre les démons volant, tandis que Mac attaquait l’autre côté.

    Un rire sinistre se fit entendre, un démon volant possédant que 2 cornes se présenta sur le champ de bataille, c’était la première fois que je voyais un deux cornes, je n’osais imaginé son niveau de puissance.
    « Vous faites obstacle à notre objectif, alors, mourrez ! dit-il dans la langue commune, les hauts gradés peuvent donc communiquer ?
— quel est votre objectif ? demanda Myr essoufflée par tous ces combats.
— Rien qui ne te concerne, Estrayant ! » Répondit le démon en tendant la main, un portail rouge s’ouvrit au côté de Myr, mais au lieu de libérer un démon, il semblait aspiré, je vis l’apparence de la belle femme brune se changer, des cheveux couleur de feu, des oreilles pointues, qu’était-ce ? Ce n’était pas humain pour sûr.
    « Mac ! » Cria-t-elle
Elle disparut dans le portail rouge qui se ferma sur elle.
L’assaut continuait, les aventuriers et moi-même étions en pleins combats, pour autant j’avais un œil sur le démon et le roi au-dessus de nous.
Mac semblait ne pas bouger, comme abasourdi.
    « Comment oses-tu prendre ce qui m’appartient ! », cria-t-il, tout à coup en fonçant sur le démon sans se préoccuper aucunement de son environnement, au moment où les deux puissances se rencontrèrent une onde d’énergie tellurique traversa le champ de bataille faisant ressentir à chacun les puissances s’affrontant au-dessus.
Mac avait arrêté de défendre l’île qui finalement s’écrasa à son tour sur la cité, anéantissant ainsi presque toutes le reste des vies de celle-ci, la cité n’était plus qu’un champ de ruine et de mort dont l’odeur de fer sortait des cadavres éparpillés sous les sanglots des survivants.

L’affrontement, au-dessus de nous, fut inimaginable, autour de moi, des zones entières d’une vingtaine de mètres de diamètre semblait disparaître emportant avec elle tout ce qui était en son sein que se soit démon, aventuriers, sol arbre, il ne restait rien, tout semblait se compresser.

    Si je voulais survivre, il fallait que je me sauve de là, ne prêtant pas un œil au combat, je me concentrais sur ma fuite, tout en me défendant contre les démons qui continuaient à nous assaillir. Je me dirigeai vers le groupe ou je pus reconnaître Crok et sa coupe de cheveux si voyante.
    Arrivé à quelques mètres d’eux, la pluie commença à tomber, mais… ce n’était pas une pluie ordinaire, elle semblait électrocuter tous ceux qui était touché et le couple de chevaliers en faisait partie, ils se tordirent de douleur sur le sol tandis que leur muscle convulsait et que de la mousse sortait de leur bouche.
Je regardais ce spectacle ou démon et humain souffraient ensemble.
    « Merde, si cette pluie me touche je vais crever aussi ! » réalisais-je, en m’enfuyant dans l’autre sens, accompagné par les démons comprenant eux aussi la dangerosité de cette pluie.
    Devant moi, les cratères continuaient à se former emportant tous sur le passage, tandis que derrière moi la pluie faisait un carnage, il semblerait qu’il pleuvait même sur la ville… autant dire que toute vie a été emporté de la cité de Miniarkil.

    Continuant à fuir, je fus rejoint par Mél, encerclé de démons à 15 cornes, entouré des cratères de vingt mètres tandis que la pluie se rapprochait…
    « Je sens que c’est la fin ! dis-je.
— Ce connard a encore pété un câble, il faut vraiment qu’il apprenne à se contrôler ! », répondit-elle en regardant le ciel en direction du combat.
    Étrangement les démons arrêtèrent leurs attaques, restant là à nous observer, les cratères avaient cessé de faire un carnage tandis que la pluie disparaissait.

    « Ne me dis pas que… » murmura Mél.
Le démon aux deux cornes descendit vers nous, il lui manquait un bras et il semblait avoir subi plusieurs blessures graves, atterrissant il jeta la tête de Mac sur le sol.
    « Nous t’avons enfin retrouvé ! me dit-il
— Tu… tu les connais ? me demanda la jeune fille.
— C’est une longue histoire, mais je ne sais pas pourquoi il me cherche, répondis-je.
— Tu ne le sais pas encore ? Alors c’est que le temps n’est pas encore venu ! » Affirma le démon, bougeant instantanément, et prenant la tête de Mél de sa seule main valide l’écrasa sans une once d’hésitation dans un bruit de craquement singulier tandis que le sang coulait de sa main tenant le corps inerte de la jeune fille.

    « Explique-toi, pourquoi vous me poursuivez depuis tant de temps ?
— Tu as donc fait l’expérience de la mort quelques fois, fort bien, le moment se rapproche. », répondit-il en me regardant de son seul œil encore valide avant d’apparaître devant moi et me transpercer la poitrine avec sa main.

Mon cœur cessa de battre.

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