Ch.5 Yeolset

[Inconscience]

 

J’ouvrais les yeux un vertige m’a saisis, ma vue était trouble, j’étais allongé… je perçus quelques choses de scintillant se précipiter sur moi, je roulais sur le côté par reflex, un bruit de métal frappant la pierre du mur se fit entendre.

Ma vue commençait à se rétablir, je regardais devant moi la silhouette jusqu’à maintenant à peine discernable, un homme dans la trentaine équipée de ce qui semblerait être une armure de cuir grossière et d’une épée simple à double tranchant ; il me dévisagea avec mépris.

Il me fonça dessus épée en avant, je ne sais comment, mais mon corps bouge par réflexe, évitant la lame d’un pas sur le côté suivit d’un 180° de mon corps, je me retrouvais face au dos de l’homme, je ressentais son hostilité, c’était soit lui, soit moi !

Je saisis son crâne avant qu’il ne puisse réagir et donnant un coup puissant sur le côté ; une main bloquant sa carotide et tenant le cou d’un sens tandis que de l’autre main je pousse dans le sens opposé.

Suite au coup sec, un craquement se fit entendre, le corps de l’homme tomba au sol.

 

Ma tête tournait toujours, je m’assis sur le lit derrière moi, fermant les yeux et me pressant les tempes, le vertige se dissipa au bout de quelques secondes. J’ouvris les yeux, j’étais dans une chambre de simple fortune, le lit était confortable tandis que les meubles sont fait d’un bois simple, un bureau, une armoire, je pouvais voir des poutres rustiques au-dessus de moi, il faisait sombre… Je perçus de la lumière provenir d’un volet sur le mur à côté de moi, je regardais mes mains, elles sont rustiques et puissantes, elles semblent un peu abîmées et ayant de la corne dû a un travail manuel. Je continuais à m’inspecter, je portais un simple pantalon en tissu vert, une chemise de couleur blanc cassé recouvert d’un petit gilet sans manche en laine marron, je portais des sabots de bois en guise de chaussure.

 

J’entendais des bruits et des cris venant de la porte massive fermé, je m’approchai et l’entrouvris pour jeter un œil.

Des gens habillés comme la personne qui m’avait agressé sont en train de saccager l’étage en dessous que je perçus par-dessus un balcon dont la balustrade en bois était loin d’être sécuritaire, ça ressemble à une auberge, je vis des gens se battre contre ceux habillé de cuir, une forte odeur de sang montai à mes narines tandis qu’en bas je pouvais voir des flaques rouges dans plusieurs endroits, sous des cadavres.

Un cri strident retentit sur le côté, dans l’angle mort de ma vue.

Une voix féminine semblait supplié, tandis qu’un rire rauque se faisait entendre dans ce que je suppose être la chambre à côté.

 

Je refermai doucement la porte et me retournai vers le cadavre de l’homme qui m’avait attaqué, mon esprit devenait plus clair tandis que je retournai le corps pour prendre l’armure de cuir.

« Putain, où suis-je ? » demandais-je pour moi-même, ne trouvant pas de réponse à cette question tout en équipant l’armure et récupérant l’épée. D’autres questions me viennent à l’esprit, qui sont-ils ? Pourquoi attaquent-ils ? Et la plus importante… Qui suis-Je ?

 

Ressentant que le temps me pressait, je n’avais pas l’occasion immédiate de réfléchir à ces questions existentielles. J’entrouvris le volet de bois simple, j’étais dans un village forestier il semblerait. Je discernai quelques maisons qui étaient conçus de rondins de bois, le sol se trouvait à peu près à 3 mètre en dessous, j’ouvris un peu plus le volet pour me permettre une meilleure visualisation de mon environnement.

Il n’y avait personne dans la rue, une pluie fine tombait entre les feuilles des arbres au-dessus du hameau, les arbres me paraissaient particulièrement imposant haut d’une soixantaine de mètres et large de facilement 2 mètres de rayon soit 4 mètres de diamètre. Je me faufilai par la fenêtre en m’accrochant au cadre en bois et réussis à me laisser tomber sur le sol boueux.
 

Un homme cria sur le côté dans une langue que je ne comprenais pas, je me retournais pour lui faire face, il semblait appeler de l’aide à l’intérieur du bâtiment ; faisant volte face je me mis à courir et me retrouvai face à face avec un grand volatile me dépassant facilement de 2 têtes, au bec orange, ces plumes sont bleues et ces ailes sont orange, son corps se pose sur de longues pattes musclé ; il me regarde avec des yeux vert très clair, je peux discerner des dents acérées dans son bec.

 

Je contournai le volatile qui ne me semblai pas hostile et vus qu’il était harnaché, j’en déduis que c’était une monture et ne prenant pas le temps de chercher à qui elle appartenait, je montais dessus d’un bond, prenant les raines. En face de moi trois gars arrivèrent armes en poing avec des visages tordus de colère.

Je fouettais les raines pour faire avancer le volatile, mécontent, il poussa un cri rauque mais aigus en même temps, Je me couvris les oreilles avec mes mains et fermant les yeux pour atténuer la douleur que le crie me fit ressentir.
 

Quand il cessa, je ré-ouvrai les yeux, je vis les trois gars qui courraient vers moi rester immobile puis tomber au sol par manque d’équilibre restant dans la même position que quand ils étaient debout.

« Pétrification ? » demandais-je pour moi-même, le mal de crânes revînt

« Putain ! Je ne connais même pas la signification du mot que je viens d’utiliser… »
 

D’autres cris semblèrent venir de l’intérieur du bâtiment, par prudence, je donnais un petit coup avec mes talons, le volatile se mit à courir alors que 5 ou 6 personnes sortirent du bâtiment.

Avais-je réussi à m’enfuir ?

Je me sentais soulagé alors que le volatile me portait en toute hâte, un son grave et brusque se fit entendre derrière moi, alors que je sentis une douleur à l’omoplate, serrant des dents, tout devint noir.
 

[Inconscience]
 

Des cris et des pleurs me firent reprendre conscience, relevant mon corps trempé par la pluie, j’étais encore sur la monture, sur ce qui semblait être un sentier forestier, une enfant habillée d’une robe de couleur terne pleurait et criait se protégeant le visage face au volatile.
 

« Calme-toi petite… » dis-je en me penchant sur le côté pour la rassurer, mais mon corps semblait affaibli, il ne put gérer son centre de gravité et je me retrouvais sur le sol, la tête dans la boue, ma monture s’enfuie à la hâte tandis que je reperdais connaissance.

 

[Inconscience]

 

J’ouvre les yeux difficilement je suis allongé sur un lit de paille, un linge humide sur mon front, je vois une porte ouverte à côté du lit, j’entends des gens parler, tel des bruits lointains et vagues, j’essaye de tourner mon corps pour me lever mais mon épaule me fait atrocement mal, la douleur est tel, qu’en serrant des dents, je m’évanouis à nouveau.

 

[Inconscience]

 

Encore une fois mes yeux s’ouvrent, la lumière du jour entre par la fenêtre juste à côté du lit dans la petite pièce où je me trouve. Je tourne la tête et découvre une jeune fille au cheveu châtain foncé me regarder tout en tenant un linge humide, elle s’enfuit en appelant avant même que je ne puisse réagir.

Quelques minutes plus tard un homme dans la trentaine entre dans la chambre, il me parle avec un visage amical.

« Je ne… je ne comprends pas » articulais-je la bouche sèche

L’homme me regarda désemparé.

« Apparemment toi non plus ! » dis-je dans un souffle en retombant ma tête par fatigue de ma nuque. Mon épaule toujours douloureuse ne me permit point de bouger mon corps comme je l’aurais souhaité.

L’homme se montra du doigt en articulant

« Markeux »

Ça doit être son prénom je suppose, je répète après lui.

« Marc » en le montrant du doigt, il applaudit

Il a l’air content il me présente après toute sa famille, une femme de trente-cinq ans à peu près se nommant Hélène, une brune aux yeux bleus, sa fille aînée du nom de Dorona, elle doit avoir à peu près 14 ans avec de longs cheveux châtain et les yeux de sa mère et la cadette, Trinia, à peu près dix ans, il me semble que c’était la fille qui se protégeait de la monture.

L’homme semble satisfait que j’ai pu identifier chaque personne de sa famille, il me montre du doigt, il doit vouloir connaître mon nom… quel est mon nom ?

 

Aurais-je reçu un traumatisme qui m’a fait perdre la mémoire jusqu’au langage utiliser dans ce pays ? Ou peu être ne l’ai-je jamais connu venant d’un autre pays…

 

« Comment suis-je censé répondre à cette question… Dis-je pour moi-même

je regarde l’homme et finalement je décide d’utiliser un chiffre Treize c’est pas mal

— Yeolset (= ? ?) dis-je en me montrant du doigt

— Yeolset » répétèrent à tour de rôle les membres de la petite famille.

 

Je ne sais pourquoi j’ai prononcé ce nom pour le chiffre treize, peut être ai-je connu différentes langue encore coincé dans mes souvenirs ?

 

2 hivers sont passé ainsi, bien que mon bras ne s’est pas tout a fais remit, j’ai vécu avec cette famille dont le père est bûcherons aidant dans les différentes tache à ma portée tel que relevé les piège, aider à débarder des arbres, aider au jardin, a la chasse. Ils avaient une vie simple, vendant du bois et vivant de la chasse et de leur jardin.

Je fus en quelque sorte leur employé, en échange de mon travail j’étais nourri, logé, blanchis et éduqué en langage et écriture.

 

Et puis ce jour arriva…

 

Un soir comme les autres, pendant la période de la fonte des neiges, j’étais parti relevé les pièges à lapin, en rentrant j’ai vu une épaisse fumée provenir de l’endroit où se trouvait le chalet de la famille de Marc, je suis rentré en courant et là j’ai vu l’horreur…

Marc était allongé dans une mare de son propre sang tandis que la femme et les filles était allongé au sol complètement dénudé, recouverte de sang, de bleu et de plais béante… leurs yeux encore ouverts me regardaient d’un air vide, la douleur encore inscrite sur leurs traits tirés. Je m’approchais de la jeune Trinia pour découvrir que son corps était déjà aussi froid que la neige autour de moi.

Leur maison était encore en flamme, je décidais de brûler les corps afin qu’aucunes créatures ne puissent se régaler de leurs chaires.

Jetant leur corps sans vie dans ce qui fut leur demeure mais maintenant transformer en bûcher. Récupérant ce que je pus d’encore valable autour de la maison, c’est-à-dire un petit paquetage constituer d’une boussole, d’une carte, d’une serpe, de pointes à chausse, d’une couverture et d’une pioche. Pendant que les corps brûlent, je sors mon couteau de chasse et dépouilla les lapins que j’avais collectés et les cuits sur les flammes de la maison, je partis en soupirant.

« Dommage, c’était une famille fort sympathique… »

 
 



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