Ch.6 Mort

Cela faisait 3 jours que j’avais quitté le foyer où je m’étais réfugié durant presque 2 années.

Mes questions existentielles n’avaient pas toutes trouvées leurs réponses, ma mémoire n’étant pas revenus. J’ai appris diverse chose sur le monde qui m’entoure, il y avait 3 continents :

Graphe, là où je me trouvais actuellement, concentrait les différents pouvoirs dit technologique, l’utilisation d’arme à silex permettant de tirer des billes de plomb était courant, d’ailleurs c’était une de ces billes qui avait endommagé mon épaule.

À l’opposé, il y a le continent d’Uruel qui se consacre à ce qu’ils appellent la magie, une façon d’utiliser l’énergie fondamentale en le transmutant en autre chose tel que du feu, l’eau ou autre.

Puis entre ces deux continents il existe le continent Beldan où les deux extrémités coexiste dans différents royaumes.

 

La majeure partie du continent de Graphe était géré par une union fédérale de différent pays, la magie est interdite ici, elle est considérée comme un outrage à la vie, pour les habitants de Graphe, ceux pratiquant la magie dévore l’énergie vitale d’Istrul, c’est le nom de la planète, en effet divers travaux de scientifiques évoquaient que la planète elle-même était en vie et qu’utiliser son énergie pour assouvir sa propre soif de pouvoir était un acte allant à l’encontre de toutes vies sur la planète.
 

Hélène m’avait aussi expliqué que des gens venus d’un autre monde arrivait dans le sud du continent de Beldan, ils étaient nommés Étrangers ou Aventuriers, il était rare d’en rencontrer sur le continent e Graphe en dehors de la capitale, ils étaient sous l’autorité d’une guilde servant de contrôle et de réprimande aux aventuriers trop violent ou ignorant la loi.

Sur le continent de Graphe, un certain Morcas était la tête de la guilde de la cité indépendante Grison.

Elle avait fait la supposition que ceux qui m’avaient attaqué auparavant étaient peut-être de ces étrangers.

 

Je prenais la boussole dans mon sac, je suivis le sud/est, je continuais sur le sentier humide de cette forêt d’arbre géant nommé Gruaig, ils étaient exploités pour la solidité du bois, presque autant que du fer et la flexibilité de la sève une fois sèche, beaucoup de machine avait besoin d’être solide et de courroie flexible.

 

La forêt restait sombre quelle que soit l’heure de la journée, en effet le feuillage épais des Gruaigs recouvrait toute la région qui au final était parsemé de rayons de lumière, les seuls lieux où la lumière et la chaleur du soleil pouvait être sentis était les endroits d’exploitations forestier, tel que l’endroit où c’était trouvé la maison de Marc.

Je regardai la boussole, malgré la faible luminosité je pouvais clairement distinguer l’aiguille tremblante, mes yeux se sont depuis longtemps habitué dans cette forêt.

Suivant le sentier, je me dirigai vers la ville la plus proche, la ville fortifier de Rentalle, je ne pouvais plus traîner dans cette forêt, bien que, je pensais partir depuis longtemps, mais je devais quand même rembourser la gentillesse de mes sauveurs, au final… ce n’était plus nécessaire.

J’irais dans cette ville sans doute pourrais-je apprendre plus de choses sur ce monde et découvrir qui je suis ? Cette question n’a eu de cesse de m’obséder.

 

Perdu dans mes pensées, je marchais ainsi durant toute la journée tout en ramassant quelques champignons que je savais comestible, quand le soleil commença à se coucher, j’équipai mes pointes à chausse et escaladai habillement un des arbres, atteignant la hauteur de 55 mètres dénudé de branche, je me faufilai dans le lit épais de branchage culminant de l’arbre, m’installant sur une branche épaisse, je me couvre de la couverture tandis qu’une fine couche de buée sort de ma bouche, c’était encore l’hiver, prenant un morceau de lapin froid et quelques champignons, je mangeai rapidement avant de m’endormir au son de la faune nocturne.
 

[Endormissement]

 

Des sons d’explosions me réveillèrent, les yeux encore dans le vague, je regardai dans la pénombre en dessous de moi, une torche semblait approcher, à la faible lueur de celle-ci je pouvais voir des formes se sauver dans la pénombre.

« Saleté de vicelards ! Cria un homme

— Laisse tombé, dans le noir tu ne les auras pas ! ricana une seconde voix.

— Attends tu vas voir ! »

Une fiole fut lancer depuis la torche.

 

BAMM une explosion résonna dans la forêt.
 

J’observais les hommes passant en dessous de moi ils sont 5 dont un armé d’un fusil à silex, tandis qu’un second semblait posséder des armes plus petites qu’il tenait dans ces mains, sans doute les revolvers dont Marc m’avait parlé.

L’homme portant la torche ressortie un flacon.

« Y en un ! » Cria-t-il en lançant le flacon dans une autre explosion assourdissante.

S’ensuivit les rires moqueurs de ces camarades.

C’était la première fois que je voyais des explosions de tel ampleur, bien sur on utilisait des explosifs pour abattre les Gruaigs, mais aucun de cette ampleur et faisant autant de bruit.

Le silence se réinstalla tandis que je me rendormis.

 

[Endormissement]

 

Un rayon de soleil passant au travers du feuillage juste au-dessus de ma tête me réveilla.

Remballant ma couverture je sortis un morceau de lapin, quelques champignons ainsi que la flasque d’eau, je redescendis de l’arbre une fois mon repas fini, je vis un cratère dont l’auréole noire ressort sur la végétation du sol forestier je me souvins des hommes de la veille, je m’approchai, une odeur atteint mes narines, une odeur d’œuf pourris, sans connaître la cause je sais qu’il s’agit de soufre.

Ce n’est pas la première fois que je possédais des connaissances sans me souvenir ou je les ai apprises, ainsi les explosifs utiliser la veille était constitué de soufre, je comprends mieux l’ampleur des explosions.
 

Je sortis ma boussole et me remit en route.

Une heure plus tard j’entendis des bruits suspects, m’accroupissant, j’avançai lentement me servant des immenses troncs pour cacher ma présence, je rampai vers le bruit tout doucement juste pour jeter un œil.

 

Je vis un groupe d’une dizaine d’êtres humanoïde à la peau marron grisonnante, un groin à la place du nez qui leur donnaient une face renfrogné et mesurant pas plus d’un mètre quarante, torse nue velus et munie de lances et autres armes rudimentaire. Je les entends parler mais ne comprend pas leur langage, au sol devant le groupe dans une mare de sang, jeté en vrac, des hommes habillés de cuir, j’aperçois des revolvers dans le tas de cadavre, les hommes de veille ? Alors ces êtres doivent être les vicelards dont ils parlaient ?

 

Je continue à observer, les revolvers me serait plus qu’utile pour me défendre.

Un Vicelard ou devrais-je plutôt dire une vicelarde vu la taille de sa poitrine, approcha armé d’une machette, dans un bruit sec elle commença à couper les corps, enlevant les tissus et cuir au fur et a mesure que les morceaux sont débité, un autre vicelard l’aide en récupérant les morceaux de chair et les plaçant sur ce qui semble être une sorte de civière, au bout d’un moment, l’un des vicelards dit quelques choses, deux mâles portent la civière tandis que les autres les suivirent, ils s’éloignent.

J’attendis facilement une demi-heure, une fois sûr d’être seul, je m’avance calmement sans me presser en observant autour de moi, en arrivant devant le tas de reste humain, différentes odeur me vienne aux nez…

« Ils ont dû percer les intestins et les estomacs… » dis-je pour moi-même tout en me bouchant le nez.

Je fouillai dans les restes de chair et de tripes à moitié digéré par les sucs gastriques s’écoulant dessus et j’en sortis une ceinture ayant un pistolet et des munitions.

Je m’éloignai rapidement tandis que l’odeur me cause un haut le cœur.

Reprenant mon souffle, j’observai le tas de cadavre démembré.

« Il faudrait que je récupère aussi la poudre de salpêtre… »
 

Me donnant le courage je retournai à la tâche, finalement en dessous du tas de viande je trouvais le tronc encore intact d’un des hommes, il a encore son sac a dos, je lui retire rapidement avant de m’éloigner, cette fois-ci je sors mon petit déjeuner sur le sol de la forêt…

Reprenant mon souffle en m’essuyant la bouche, je m’appuie sur un tronc, assis sur une motte de terre.
 

J’aperçus quelques choses bouger du coin de l’œil, je tournais rapidement la tête, un lapin ?

 

« Merde ! l’odeur les a attirés ! » dis-je pour moi-même en observant le lapin avec méfiance, heureusement je ne semblais pas l’intéresser, je m’équipe rapidement de mes pointes à chausse et escalade rapidement une vingtaine de mètres, les deux sacs et la ceinture sur mes épaules.

Observant en bas je vois déjà une dizaine de lapins se disputer les restes sanglant des tripes humaines.

J’observais les lapins couinant tandis qu’ils se menacent les uns et les autres de leurs crocs pour obtenir une part du festin.

J’entendis une branche craquer, tout à coup c’est le silence.

Les lapins observent autour d’eux tout en remuant leur petit museau taché du sang de leur repas.
 

Un rugissement se fait entendre, et d’un coup un renard gris saute sur les lapins, le renard gris de la forêt de Gruaigs est énorme, il fait 1m20 aux garrots et pèse environ 100 kg.

L’hiver il prenait un pelage blanc tacheté il redevient gris à la fonte des neiges lui permettant de se camoufler dans la sombre forêt, le plafond de branchage en plein hivers ne retient pas la neige, celle-ci tombe alors dans la forêt apportant l’eau et les nutriments dont le sol à besoin.
 

Le renard tue 5 des lapins en un instant attrapant dans sa gueule les boules de poils et les relâchant en attrapant aussitôt un autre sans même vérifier le décès de sa victime.

Les lapins restant fuient dans toutes les directions laissant leur repas à la merci du renard.

Je n’osais pas bouger observant en bas le renard manger les restes humains et commençant à dévorer les lapins morts.

 

Une lueur rouge apparut un peu plus loin et me fit tourner la tête, un… c’est un portail de passage je ne sais encore pas comment je possède cette information, mais c’est bien un portail de couleur rouge grenat sanguinolent.

J’observais le portail, j’aperçois une forme humanoïde sortir du portail, une forme mesurant facilement 2m50 de haut, à la peau verdâtre sombre complètement nus, le crâne orné de 3 pique d’os sombre, de ces yeux totalement jaunes sombres, il observait autour de lui. Il sortit complètement du portail qui se ferma derrière lui, levant un nez sans forme, juste les deux fentes permettant de respirer il mit son nez en l’air comme pour pister une odeur.

 

Soudain, il fit un bond passant pas loin en dessous de la zone où je me trouvais et tombant sur le renard gris, il lui arracha le cou à l’aide de ces griffes, le sang gicla partout tandis que la bête pleura de douleur en s’effondrant sur le sol déjà maculé par le sang de trois espèces différente.

L’être qui était sorti du portail recommenca à renifler en levant la tête vers moi.

« Merde il m’a vus ! » m’écriais-je.
 

J’essayais d’attraper le revolver de la ceinture que j’avais récupérée, je ne suis pas assez rapide à cause de mon bras handicapé, je vis le grand démon sauter depuis le sol dans ma direction, je décidai de risquer le tout pour le tout et lâche l’emprise de mes piques contre l’arbre et tombai brutalement sur le sol ; tandis que l’être planta ces griffes à l’endroit où je me trouvai, mes deux chevilles font un craquement sec et une douleur inimaginable se répand dans mes jambes.

 

J’essayai de me relever mais la douleur est insupportable, d’un coup je sentis une autre douleur immense dans mon dos, elle me coupe la respiration, je regarde mon torse et j’aperçois 4 griffes ensanglantées qui en sorte.

Suffoquant tandis que je commençais à sombrer, j’entendis une voix rauque et sombre dans un langage différent que celui que j’ai appris ; dans un langage que je peux comprendre !

« On t’a retrouvé ! »

Alors qu’il retire ces griffes je m’écroule au sol sur le dos, serrant ma main sur les sac et la ceinture, j’observai l’être tandis qu’il m’observait succomber à ma blessure.

« On se reverra ! » dit-il dans sa langue horrible qui semblait être des insultes et des provocations à chaque syllabe prononcer.
 

Je sombrais dans le noir… Est-ce la fin ? Suis-je en train de mourir ? Que voulait-il dire par on se reverra alors qu’il m’a tué ?

 

[Inconscience]

 
 



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