Ch.7 Re.

Ch.8
Ch.8

[Inconscience]

 

J’ouvrais les yeux un vertige m’a saisis, ma vue était trouble, j’étais allongé… je perçus quelques choses de scintillant se précipiter sur moi, je roulais sur le côté par reflex, un bruit de métal frappant la pierre du mur se fit entendre.

 

Ma vue commençait à se rétablir, je regardais devant moi la silhouette jusqu’à maintenant à peine discernable, un homme dans la trentaine équipée de ce qui semblerait être une armure de cuir grossière et d’une épée simple à double tranchant ; il me dévisagea avec mépris.

 

« Bordel ! » dis-je avec surprise

L’homme ne me laissa pas le temps de réagir, je serrais ma main, je tenais quelque chose dans mon dos, je lançai l’objet sur l’homme armé, c’etait des sacs ?

Je profitais qu’il soit surpris et désorienté pour lui donner un coup puissant dans la glotte ce qui l’empêcha de crier, puis attrapant et lui arrachant son épée, je la retournais contre lui, dans sa poitrine, du sang coula de sa bouche alors qu’il s’écroula et qu’une auréole d’un rouge sombre se formait sur le plancher de la pièce.

 

La mémoire me revenait, j’étais dans la forêt et un démon m’a tué, que se passe-t-il ?

Je regardais autour de moi, j’étais dans une pièce au mur de pierre. J’étais dans une chambre, les meubles sont faits d’un bois simple, un lit, un bureau, une armoire, je pouvais voir des poutres rustique au-dessus de moi.

Cet endroit… je l’avais déjà vu quelque part.

 

J’entendis des cris et des pleurs au-delà de la porte, cette ambiance me sembla familière… j’entrouvris la porte, en bas des hommes armé s’en prenaient aux gens de l’auberge en criant de donner l’or ou de mourir, dans la chambre à côté j’entendais une femme suppliée pour qu’on ne la viole pas, s’ensuivit des rires sadiques…

 

Je fermais la porte, mon teint pâlit d’un coup, je courus vers la fenêtre et entrouvrais le volet, une vision de hameau de rondin de bois… en bas j’aperçois ce drôle de volatile aux plumes bleues et oranges.

« Merde alors… je suis retourné en arrière ? »

 

Je récupérais les sacs et aperçus la ceinture encore tacher de sang que j’avais récupéré sous les tripes des aventuriers, je vérifiais en sortant le revolver.

« Si seulement mon bras n’avait pas fait des siennes j’aurais pu me défendre fasse au démon » Marmonnais-je pour moi-même tout en me massant l’épaule.

 

Je ne ressentais plus de douleur… je n’avais plus de douleur dans l’épaule !

Je me sentis abasourdi, je m’assis sur le lit.

« Je suis retourné dans le passer avec des objets du futur ? Dis-je en observant les sacs et la ceinture que j’avais redéposés devant moi, sur le sol.

— et mes blessures sont guéries ? » Continuais-je en touchant mon épaule pour être sûr de ne plus ressentir de douleur.

 

Je ne comprenais vraiment pas ce qui se passe, mais c’est une chance de revivre non ? Je regarde mon torse, mes vêtements ne sont pas tachés de sang, comme si je n’avais pas été transpercé…

Pour le moment je devais déjà sortir d’ici, comme je l’avais fait la première fois je passais par la fenêtre.

« Là y a un gars qui tente de se barrer ! » Cria l’un des Hommes en cuir.

Je ne me retournais pas et courus directement vers le volatile qu’y portait le charmant nom de Cockatrice, utilisant les étriers pour la faire avancer, je me dirigeais directement vers les trois gars tandis que mon volatile, battant des ailes, essayait de les picorer.

J’avais appris que la Cockatrice est un volatile carnivore très sensible à l’hostilité, elle attaquera donc toutes sources d’hostilités qu’elle considérent contre elle.
 

Je la dirigeais vers la porte de la taverne, dès qu’elle s’ouvrit laissant s’échapper 6 autres personnes, je tirais fort sur les raines et la cockatrice qui hurla son chant tonitruant.

Toutes les personnes en face du volatile se retrouvèrent figé sur place.

 

N’attendant pas mon reste, je tapais des pieds sur les côtés du volatile pour le faire partir le plus vite possible par le chemin forestier dégagé.

Je me mis à rire comme un fou tandis que la cocotte me portait à sa vitesse maximale.

Moi qui avais cru que ma dernière heure était arrivée, me voici de nouveau ici sous cette pluie fine, c’est le jour où j’ai été recueilli par la famille de Marc, ils doivent toujours être vivants !

Mais je n’ai aucune utilité à les rencontrer maintenant, je ne suis pas blessé, je connais le langage et l’écrit de ce continent, de plus grâce aux nombreuses heures de chasse avec Marc je connais très bien cette forêt et la survit dans celle-ci.

 

Je vais reprendre mon but de rejoindre la ville fortifiée de Rentelle. D’autres questions se sont ajoutés à celles qui me hantaient jusqu’à présent, quelle est ma relation avec ce démon ? Comment puis-je le comprendre alors qu’il m’a fallu plus de 6 mois pour apprendre le Graphien ? Où dois-je aller et que dois-je faire ?

Pour le moment je suivrais le Sud-est en espérant qu’en partant d’ici c’est toujours la même direction.

 

Grâce à la monture il ne fallut que 2 jours pour sortir de la forêt de Gruaigs, sans mauvaises rencontres d’aucune sorte, je pense que la cockatrice doit avoir une mauvaise réputation, aussi, que ce soit les indigènes ou les bêtes de ce territoire aucune créature n’avais osé s’approcher de nous.

Je me retrouvais, pour la première fois de mes souvenirs, à contempler un ciel sans l’ombre d’un arbre.

J’avais vécu 2 année complète à l’ombre de cette forêt sans m’apercevoir que le ciel était bien plus haut que ce que je m’étais imaginé.

En parlant de ces deux années complète… suis-je le seul à en avoir gardé conscience ? Est-ce que ces années sont réellement arrivée ? J’ai pourtant les affaires et les habits de cette époque… ce que j’avais ramené avec moi du futur…

Comme tout cela est compliquer, je n’arrive pas à le concevoir et pourtant c’est moi qui l’ai vécu et qui continus à en garder mémoire.

 

Peut-être n’était-ce qu’un rêve ?

La petite Trinia m’a tellement parlé de cette ville où elle n’avait été que 2 fois en 10 années de vie dans la forêt. Je vais aller voir, manger ces fameuses brochettes de Créons en regardant passé les gens dans la rue, et j’irais voir la bibliothèque Impériale, peut-être y trouverais-je des réponses ou ne serait-ce des pistes.
 

En deux semaines j’arrivais à la vue de la fameuse cité, la forteresse culminait au sommet d’une colline dégarnis d’arbres. Ces murs montaient pour toucher le ciel, ils faisaient bien 100 mètres de hauteurs, des tours de guets parsemaient ces murailles protectrices, ce fut une vue impressionnante.

Je suivis le flot de voyageurs et de visiteurs qui allaient dans la direction de la citadelle jusqu’à atteindre l’entrée de la ville, une quinzaine de garde était là armée de fusils et de lances.

« Hep là voyageur, descendez de votre monture ! m’ordonna un des gardes

— Bonjour Sieur, bien sûr. Je m’exécutais immédiatement, après tout je n’avais aucun intérêt à créer des troubles dans cette cité.

— Avez-vous des pièces justifiant de votre identité ? Carte d’aventurier ou de commerçant ? Me demanda-t-il en inspectant ma cockatrice.

— Rien de tel hélas, je viens de la forêt de Gruaig, j’ai longtemps vécu de la découpe des arbres, je n’ai jamais eu d’utilité à ces pièces justifiantes. Répondis-je

— Je vois, vu votre tenu j’ai crus que vous étiez aventurier, vous pouvez entrer contre une modique sommes de 25 argents de droit de passage, vous n’avez pas de marchandise ? Me demanda-t-il en m’observant de la tête au pied.

— Non, aucune marchandise.

— Alors il n’y a pas lieu de taxe commerçante. » Me dit-il en tendant sa main.

Je lui remis la somme demandée et pus entrer dans la ville.

C’était immense, la rue principale pouvait laisser passé 4 chars en largeur et continuait tout droit jusqu’à un temple ou un palais, construit au centre de la ville.

Je regardais partout le nez en l’air observant mon environnement, il y avait des badauds dans tout sens qui se bousculaient, des disputes se faisaient entendre de ci et de là, c’était un festival pour qu’il y est tant de gens ?

« Je vois une ville animée, je comprends pourquoi elle lui plaisait. » Dis-je pour moi-même en pensant à Trinia.

 

C’est ainsi que débuta ma nouvelle vie de citadins.

Cela faisait cinq années que j’avais rejoint Rentelle et il y a quatre ans, je m’étais engagé dans l’armé Impérial, salaire fixe, formation diverse sur les armes et combats, accès à la bibliothèque privée de l’armée, etc.

Mon unité d’élite était en mission pour surveiller la frontière avec la forêt d’Ertagnis, les supérieurs craignaient une infiltration massive de Krall, plusieurs attaques nocturnes avaient eu lieu sur les villages frontaliers et bon nombre d’habitants avaient disparus.

La rumeur voulait que les Krall soient des cannibales…

Je frotte ma barbe mal rasée en baillant.

« On va traîner là encore combien de temps ça fait déjà 15 jours lieutenant ! Demanda un de mes collègues à notre supérieur.

— Les ordres sont d’attendre et de surveiller le périmètre, ils n’ont pas changé depuis 15 jours. Répondit-il patiemment.

— Avec un peu de chance y aura des Krall ce soir et on pourra rentrer. Dis-je en regardant à l’extérieur de la cabane de camouflage où nous nous abritions.

— Au lieu de râler tu devrais finir de nettoyer les armes, et s’il y a des ennemis alors que tu ne les as pas encore remontés comment on survivra ? Critiqua le grand bourru du nom de Matt

— T’inquiète, on te donnera en pâture en premier, le temps qu’ils te finissent j’aurais largement le temps de remonter les armes. » Le taquina Drill, il était le plus petit et mince d’entre nous.

 

Dans notre unité d’élite nommé URTG (Unité de Reconnaissance Tactique de Guérilla), nous étions 6 plus le lieutenant, nos spécialités sont la reconnaissance en terrain hostile, le combat à distance ou au corps à corps, les tactiques de guérilla et de soumission ennemis par sournoiserie.

De par notre fonction, nous n’étions pas nombreux, mobile et efficace quel que soit l’enjeu ou l’objectif des missions.

Les missions de surveillance de la frontière étaient généralement données aux unités de garde-frontière.

Cela faisait plusieurs mois que le problème perdurait alors les grandes pompes de l’armée avaient décidé de déployer deux dizaines d’unités URTG afin de résoudre efficacement cette crise.

 

Prenant mon fusil et sortant par la trappe au-dessus de nous, je chaussais mes pointes à chausse et grimpa sur le Gruaig. Je m’approchais de la fausse branche accroché au tronc à une quarantaine de mètre au-dessus du sol je frappais 3 fois sur le bois qui sonna creux.

Une trappe s’ouvrit et mon collègue sorti de l’espace d’observation exigus.

« Je prends la relève, rien à signaler ? »

— En dehors de quelques lapins qui se chamaille pour de la barbaque, nop rien à signaler. Bon courage. » Me répondit-il en prenant la corde et redescendant en rappel jusqu’à la trappe dissimulée de notre cabane.

Je m’assis dans la branche et refermais la trappe, mettant mon œil sur la lunette de cristaux vert lumineux qui permettais de voir dans la nuit, je scrutais la zone par l’ouverture prévue à cet effet.

Au bout de deux heures sans rien à signaler, quelques choses bougea.

Je concentrai mon regard dans la direction ou j’ai vu une ombre passée.

Un Humain ? Non c’était un Krall sans doute un éclaireur.

Je saisissais le poids prévu à cet effet et le jetais dans le vide, il tira sur une fine corde qui donna l’alerte minimal dans la cabane en dessous.

À tout moment je pouvais donner la seconde alerte qui lancera l’attaque
 

Je surveillais le Krall, la façon dont il avançait avec prudence, ces armures faites de plaque de gruaig, son masque typique, il tenait en main une épée courbée sans garde ; ça ne faisait aucun doute, c’était un éclaireur ennemi.

N’ayant rien trouvé de suspect, il fit demi-tour.

Cinq minute s’écoulèrent, une cinquantaine d’ombres apparurent dans la forêt avançant silencieusement.

J’attrapais le second poids et le laissais tomber, dans le même temps, je continue à surveiller. Mes collègues vont déclencher les pièges avant d’attaquer frontalement.

Je descendrais juste avant l’attaque pour faire un rapport des dégâts subit par la première vague sournoise de piège.

Le premier piège se déclenche, des piques d’acier sortent du sol et empale 4 Krall.

Le second se déclenche, les rondins tombe de plus de 60 mètres de hauteur pour s’écraser sur un groupe d’ennemis.

Le troisième suivit, le mouvement de la lame faisant plusieurs décapités dans un jet de sang.

Le quatrième…

« un portail rouge ? Pourquoi y a-t-il un porta… » Mes souvenirs me reviennent, ma première mort et le démon sortant du portail.

Je sors de la branche et attrape la corde pour descendre rapidement dans la cabane.
 

« Rapport ? Demande le lieutenant surpris de me voir arrivé avant que tout les piège ne soit déclenché.

— Il y a… » Hésitais-je, comment puis expliquer ce qui va arriver ?

« Expose les faits ! Ordonna le lieutenant.

— Une entité démonique viens de sortir d’un portail de téléportation rouge, je ne suis pas sûr que l’on puisse gagner contre cette chose. Répondis-je sans sourciller.

— Démon… murmura le lieutenant.

— Lieutenant ? Demanda Drill d’un air inquiet

— J’ai entendu des rumeurs que ces choses nous attaquent de plus en plus souvent, nous allons continuer comme prévu, déclenchez le reste des pièges et on avisera face à l’ennemi. » Ordonna notre supérieur.

 

Une fois les 5 autres pièges déclenchés, nous sommes sortis de notre abri d’un pas prudent armes en poings et épaule prêt à faire feu sur tout ce qui bouge.

Nous avancions de manière serrée de façon à n’avoir aucun angle mort et pouvoir nous couvrir les uns et les autres.

Mais ce que nous avons découvert était loin d’être le spectacle que nous nous attendions à trouver, tout les Krall étaient déjà mort !

Seul au milieu des cadavres et du sang, se dressait un être à la peau sombre mesurant pas loin de trois mètres dont le crâne était orné de deux larges corne ensanglanté, des muscles proéminent, un regard jaune, à vous glacer le sang, nous transperçait avant même que nous n’ayons pu nous approcher.

Je me rendis compte que ce n’était pas le même démons que lors de ma première mort.
 

« On t’a retrouvé ! » Annonça-t-il dans une langue affreuse dont chaque mot pouvait faire grincer des dents un sourd.

Avant même que nous ayons pu ouvrir le feu sur l’ennemi, qu’il était déjà devant nous ! Écartant les bras, il saisit 2 de mes collègues et le lieutenant, les serrant avec force dans ses bras, le bruit des os se brisant se fit entendre tandis que du sang leur sortait de la bouche.

« Dispersion ! » Cria Matt tout en tirant sur le géant à la peau sombre.

Suivant son exemple je fis une roulade sur le côté me plaçant dans son dos et commença à lui tiré dessus avec mon fusil amélioré, les balles semblaient entrer dans sa chair mais ne lui causaient aucune douleur, j’espérais qu’elles faisaient quand même des dégâts interne…

Il attrapa le pied du lieutenant maintenant mort et se servant du corps comme d’un fouet, il fracassa le crâne de Drill, puis jeta son arme improvisée.

Dans le même temps, tandis que le cadavre du lieutenant volait dans les airs, il disparut de ma vue !

J’entendis un son étouffé derrière moi, en me retournant je m’aperçus qu’un de mes collègues venait d’avoir la tête arracher.

Le démon me sourit, me fixant de ces yeux jaunes, puis il se tourna et attrapant un des rondins qui était tombé sur les Kralls pour le jeter avec force, Matt se fit écraser entre l’arbre et le rondin, tintant l’écorce sombre du Gruaigs de sang pourpre.

 

En quelques instants mon unité fut décimé, il ne restait plus que moi, tremblant de peur, je n’avais plus de munition dans mon fusil.

Le laissant tomber au sol, je décidais de fuir, fuir pour ma vie mais… un coup rapide me fut donné, je regardais mon corps s’écrouler au sol dans une fontaine sanglante tandis que le démon me tenait par les cheveux, puis le noir…

Ch.8
Ch.8
 
 



Créer un site
Créer un site