3° nuit

 

Lü sortit de son bureau à dix-sept heures, après une rude journée de labeur et son prototype de « Mangeurs d’âmes » était presque terminé.

 

Il était assez fier de lui, mais, sans cesse il était en proie à sa curiosité. Depuis que les Atlantes, si c’étaient bien des Atlantes, lui avaient fourni les plans de l’Atlantis, il s’était imaginé cette cité sous-marine remplie de gens qui avaient réussi cet exploit de s’adapter à l’atmosphère aquatique. Mais c’était possible, après tout, puisque les baleines, les dauphins… sont des mammifères eux aussi et il imaginait que si l’être humain avait été obligé de se réfugier sous l’eau, son anatomie aurait certainement évolué et se serait adaptée génétiquement à long terme.

Il avait maintes et maintes fois visité les océans sous sa forme astrale, étant donné que le corps astral ne respire pas, mais sans jamais rien trouver qui ressemble à une cité sous-marine.

 

Dans la vie, les obstinés ont toujours le dernier mot, lui répétait souvent son père.

Lü récupéra son Audit 1032 à reflux magnétique dans le garage du CREG.

« A la maison ! » dit-il d’une voix forte.

— Voix d’utilisateur identifiée, bonjour Monsieur Kang. » dit la voix féminine de l’hôtesse électronique du tableau de bord

 

La voiture s’éleva à un demi-mètre du sol et démarra son moteur à air pulsé.

« Mode sieste » dit-il.

Le siège s’allongea, les vitres se teintèrent, une veilleuse bleue s’alluma.

Lü ferma les yeux, il n’allait pas dormir, sa voiture étant programmée pour faire la conversation, mais il n’avait aucune envie de parler inutilement.

Un quart d’heure plus tard, l’Audit arriva chez Lü, et se rangea dans le garage avant d’avertir son occupant qu’ils étaient bien arrivés.

 

La maison de Lü Kang se situait dans le centre de Paris et ressemblait bien plus à une maison de vacances qu’à un logement principal. Depuis que la cathédrale Notre Dame avait fait l’objet d’un attentat terroriste en 2063, des hauts fonctionnaires avaient pu racheter les parcelles de ce terrain et y avaient fait construire des habitations. Lü avait adopté le plan d’une maison dont il était le propre dessinateur, sa forme arrondie contrastait avec l’architecture des vieux bâtiments parisiens, qui étaient presque tous d’origine et vieillissaient à vue d’œil. Un projet de modernisation avait vu le jour pour améliorer le style des bâtiments parisiens, mais la mairie avait dû abandonner par manque de moyens financiers.

 

Après une bonne douche, Lü s’allongea sur son sofa pour sa sortie journalière. Ce qui était bien, dans le monde parallèle de l’astral, c’est que le temps y passait beaucoup plus lentement, ainsi, il avait pu observer que quinze minutes dans le monde des esprits correspondait à peu près à cinq minutes dans le monde dit « réel ». Mais où était la réalité ? D’après quels critères Réalité et Irréalité différaient-elles ? Rien ne démontrait que le monde astral soit irréel, n’en dénigrent ceux qui par la foi en leurs préjugés bramaient haut et fort qu’il n’y avait qu’une seule réalité, celle du monde visible. Même si certains scientifiques annonçaient la possibilité qu’il existe des mondes parallèles encore inexplorés, alors que l’un d’eux était exploré depuis des millénaires.

 

Il entama sa décorporation. Il se vit allongé sur son lit.

 

Lü se souvint, qu’à ses débuts, il avait eu beaucoup de mal à contrôler ses déplacements, car il lui fallait doser sa pensée de façon très précise. Il décolla et traversa le mur de sa maison.

Lü avançait au plus vite que sa pensée le lui permettait, et en une seconde il fut au-dessus de l’océan atlantique. Il plongea dans l’eau, décidé à pénétrer le monde perdu de l’Atlantis.

Il ressentit des petits picotements sur sa peau astrale (si l’on peut appeler ça une peau, car ce n’était qu’une couche ectoplasmique recouvrant le corps énergétique.), en entrant dans l’eau, il savait que c’était son corps physique qui là-bas, sous l’auto suggestion de son inconscient (habitant ses deux corps à la fois), frissonnait.

Il parcourut plusieurs lieux marins sans trouver le moindre indice sur l’Atlantide. Lorsque soudain, son attention fut attirée par un corps astral grisâtre qui paraissait flotter dans l’eau.

Lü s’avança vers lui. Quand ce corps l’aperçut, il prit peur et s’enfuit promptement.

 

Lü se prit au jeu et le pourchassa. Il savait que son esprit était plus rapide que celui de la plupart des gens, aussi put-il rattraper ce corps assez rapidement. Il transforma une de ses mains astrales en filet et put intercepter le fuyard dans sa course folle. Il s’aperçut que c’était une femme et qu’elle ne possédait pas de cordon d’argent.

La coupure du cordon ressemblait étrangement à celle de la sorcière qu’il avait vue deux jours auparavant.

 

« Laissez-moi partir ! supplia l’âme errante.

— Pourquoi fuis-tu ? Demanda Lü

— Je… J’ai peur des dévoreurs d’âme, dit l’âme suppliante.

— Je ne suis pas un dévoreur d’âme, ni aucun autre démon antérieur. dit Lü en enlevant le filet et en reprenant sa forme manuelle initiale.

— Excusez-moi, je suis confuse, répondit-elle, gênée.

— Ce n’est rien, qui es-tu ? Es-tu une sorcière du Wicca ?

— Com… Comment savez-vous qui je suis ? demanda-t-elle, étonnée et méfiante

— J’ai secouru l’une de vos sœurs qui a été assassinée, apparemment comme vous, dit-il en désignant le cordon d’argent coupé.

— Je… C’est vrai, un être ignoble m’a sauvagement arraché mon cordon d’argent.

— A quoi ressemblait-il ? Demanda Lü

— Je ne sais pas, tout ce que je sais, c’est que mes sortilèges n’avaient aucune emprise sur lui, même les plus puissants tels que l’incorporation. C’est comme s’il était immunisé contre les sorts. Ce doit être un sorcier très puissant, mais pourquoi vouloir nous tuer ? Nous les sorcières Wicca ? demanda-t-elle en affichant nettement son incompréhension.

— Je ne sais pas, mais ce que vous me dites m’effraie un peu, répondit Lü, perplexe.

— Je suis morte, mais mon âme,… je ne veux pas lâcher prise, de plus, j’ai peur des démons, confia-t-elle à Lü

— Pourquoi ? demanda Lü sur le ton d’ignorance.

— C’est un passage que l’on doit suivre, à notre mort, notre âme doit être purifiée avant l’Ascension divine. Mais la purification doit passer par les démons, par la souffrance et l’effacement de nos pêchés.

— Désirez-vous rester ici pour l’éternité en tant qu’âme errante ? avoir peur pendant des millénaires, vous cacher continuellement en proie au désir d’une liberté jamais atteinte ? demanda Lü avec persuasion

— Non ! répondit la sorcière aussitôt, effrayée par cette idée.

— Alors surmontez votre peur et rejoignez vos sœurs dans le monde divin.

— Vous avez raison. » dit la sorcière en remontant à la surface de l’eau.

Jusque-là, elle s’était protégée des démons en restant sous la surface de l’eau que ceux-ci ne peuvent pénétrer.

 

A peine était-elle sortie des flots que les démons inférieurs s’abattirent sur elle. A force d’acharnement, ils réussirent à disloquer entièrement son corps astral. Après leur départ, le corps astral commença à se recomposer et un courant du Vril l’emmena, laissant Lü seul face à sa perplexité.

C’était un fait bien étrange qu’un mage s’en prenne ainsi aux sorcières, mais quel était donc cet esprit maléfique capable de résister à tous leurs sortilèges ancestraux ?

 

Qui avait intérêt à les faire disparaître, si tel était bien l’objectif du meurtrier !

4éme jour

Auguste étudia longuement les énigmatiques chiffres de la bulle olfactive. Comment retranscrire quelque chose d’inconnu ?

Si l’homme ne pouvait rien, peut être la machine viendrait-elle à son secours ? Au fond de lui – même, il savait que c’était par manque de motivation et un peu par fainéantise intellectuelle qu’il avouait son impuissance. Il se décida à livrer la suite chiffrée de la bulle à son dostose qui, au bout de quelques secondes lui en donna la signification en lui indiquant que la personne qui avait créé ce codage était soit un amateur, soit quelqu’un qui désirait qu’on le comprenne assez vite. Puis la voix de son dostose lui transmit la signification des chiffres :

« Qu’est-ce qui a des racines brûlantes, que personne ne voit,

Qui est plus grand que les arbres,

Qui monte, qui monte,

Et pourtant ne pousse jamais ?

Réponds à cette énigme et peut-être me trouveras-tu !

— Comment as-tu trouvé ? demanda Auguste à son dostose.

— Facile, il a juste fallu remplacer les chiffres par des lettres dans l’ordre numérique ex : 1=A 2=B.

— Bien sûr »

Comment n’y avait-il pas pensé par lui-même ? se demanda Auguste

Il commença à réfléchir sur cette énigme, puis il se dit qu’il perdait du temps, que c’est lorsque l’on cherche, que l’on ne trouve jamais.

« Dostose, fais ta mise à jour sur le pense-net et profite pour chercher les quelques mots clés de cette enquête, c’est-à-dire :

Wicca

Vril

docteur Dee

EdwardsKelley

Cordond’argent

Enochienneé

 

Pendant ce temps, Auguste voulait réfléchir sur cette énigme. Mais au bout d’une quinzaine de minutes il fut interrompu lorsqu’il sentit que la solution se trouvait juste à côté de lui.

« Drinnng… Drinnng… »

Auguste décrocha le combiné, désespéré. Pourquoi le monde se liguait contre lui pour l’empêcher de réfléchir !

« Allô ?

— Bonjour, dit la voix bien connue du légiste.

— Que me vaut l’honneur ? demanda Auguste ironiquement

— Comme la dernière fois, juste une brûlure sous le nombril mais, celle-là, elle n’a pas de sixième doigt. » dit le médecin légiste avant de raccrocher.

Auguste ne put s’empêcher de sourire, ce qu’il était susceptible ce légiste !

Rien de neuf pensa Auguste, je l’aurais deviné.

 

Il retourna à son énigme pour tenter d’en trouver la solution.

« J’ai les informations que tu m’as demandées, l’interrompit son dostose

— Vas-y et mets en une copie dans ta mémoire, répondit Auguste en soupirant.

— Wicca : Désignation de l’art de la sorcellerie, une école du même nom a été formée, mais a dû fermer ses portes pour cause de fraude fiscale.

— Vril : Mot créé au départ par le romancier Bulwer Lytton, pour désigner un courant d’énergie qui parcourait le monde, puis, une société du Vril (ou encore dénommée Loge de la lumière) a vu le jour dans les années 1930 à Berlin. Son concept était de développer l’énergie du Vril dans le corps humain. Mais cette société a disparu dans les années 2050 faute de moyen financier.

— Docteur Dee : Célèbre magicien du XVI° siècle, Richard Deacon publia un livre sur le docteur Dee.

— Edwards Kelley : Célèbre cristallomancien et partenaire du Docteur Dee

— Cordon d’argent : Cordon permettant de relier le corps astral (soit le corps étèrique d’une personne) au corps physique.

— Enochienne : langue dont l’origine reste inconnue, apparue à l’époque du docteur Dee qui s’en servait pour communiquer avec les anges. Puis, par la suite, repris par la Golden Dawn et Aleister Crowley qui se prétendait la réincarnation de Kelley. »

 

Auguste eut une idée, il se brancha sur pense-net et consulta les restes des dossiers de l’école de magie du Wicca. Il n’y avait plus rien sur le pense-net. Mais par contre, en recherchant dans les dossiers de plaintes déposées à la police, il découvrit une affaire de vol des dossiers d’inscription à cette école. C’était donc grâce à ces vieux dossiers que l’assassin retrouvait les sorcières !

Le dostose d’Auguste se positionna en appel de niveau cinq. Auguste débrancha le pense-net et anxieusement, répondit à cet appel.

4° nuit

 

 

DÉCOUVERTE SUR LE MYTHE DE L’ATLANTIDE

 

« C’était une terre magnifique, occupée par un peuple de fiers marins qui semblaient disposer de techniques avancées et des secrets de l’architecture monumentale, dont la capitale était un véritable joyau. Mais la perfection de ce royaume n’allait pas connaître la pérennité.

Tandis que le peuple de l’Atlantide sombrait dans la corruption et le matérialisme, les étoiles se déplacèrent dans le ciel et le soleil se leva en un point différent de l’horizon. Des tremblements de terre déchirèrent alors la Terre. Le royaume des Atlantes fut englouti sous un déluge d’eau qui le balaya à jamais des cartes du monde.

 

VINGT ANS DE RECHERCHE

 

Tel est le mythe de l’Atlantide, forgé quatre siècles avant notre ère par le philosophe grec Platon. Aujourd’hui, plus de 2 000 ans après le récit de Platon, un couple de Canadiens – Rand et Rose Flem Ath – fait revivre cette civilisation après 20 années d’études consacrées à ce paradis perdu. Abandonnant provisoirement leur maison de Nanaimo, sur l’île canadienne de Vancouver, les Flem Ath sont venus enquêter en Europe, au British Museum de Londres.

C’est là, dans les salles de lecture d’une bibliothèque où maintes trouvailles avaient déjà été faites, qu’ils ont exhumé les documents leur permettant d’échafauder une hypothèse pour le moins étonnante.

En corrélant des découvertes scientifiques modernes avec d’anciens manuscrits et des cartes oubliées de tous, les Flem Ath sont peu à peu arrivés à une conclusion inattendue : les vestiges de la civilisation perdue de l’Atlantide seraient enfouis sous les glaces de l’Antarctique, depuis l’an 10 000 avant J-C.

Selon Platon, l’Atlantide fut effectivement détruite par un cataclysme vers 9600 avant J-C – soit environ 1000 ans avant l’avènement de la civilisation moderne. Mais Platon n’est pas le seul à rapporter ce fait. Les légendes amérindiennes, la mythologie orientale ou encore la Bible font également état de la disparition soudaine d’une terre fabuleuse et lointaine à la suite d’un déluge.

 

LES ANCIENNES THÈSE REJETÉES

 

Les Flem Ath ont choisi d’oublier les thèses selon lesquelles les vestiges de l’Atlantide seraient au fond de l’océan Atlantique, de la Méditerranée, le Sahara. Leurs recherches se sont principalement appuyées sur les données géologiques exposées, en 1953, par un

universitaire américain du nom de Charles Hapgood.

Ce dernier développait l’idée suivante : le poids grandissant des calottes glaciaires situées aux pôles de notre planète exerce une pression croissante sur la croûte terrestre, tant et si bien que celle-ci se déplace comme glisserait la peau d’une orange que l’on presse. Albert Einstein écrira à Hapgood :

Vos arguments ont du poids et j’ai le sentiment que votre hypothèse est correcte. En guise de caution supplémentaire, le célèbre physicien préfacera d’ailleurs l’ouvrage que Hapgood publiera n 1958 sur le sujet.

Ces mouvements de la croûte terrestre sont aujourd’hui connus sous le nom de « dérive des continents ou de tectonique des plaques ». Mais, selon les données actuellement disponibles, la croûte terrestre ne se déplacerait en fait ainsi que de 16 km environ en un million d’années. Or Hapgood suggérait des mouvements d’une toute autre ampleur, et notamment un glissement soudain et uniforme de l’écorce terrestre qui aurait fort bien pu générer un séisme tel que des continents entiers seraient rayés de la carte…

 

REFUGE EN ATLANTIDE

 

Si une civilisation aussi avancée que celle des Atlantes existait dix mille ans avant J-C, il est

Possible qu’elle ait prévu le cataclysme et que l’évacuation de la population ait été anticipée. Si tel n’a pas été le cas, il est néanmoins possible que certains survivants aient cherché refuge dans des terres épargnées par le raz de marée, en tout cas en altitude. Des sites comme le lac Titicaca, dans la cordillère des Andes, ainsi que les plateaux de Thaïlande et d’Ethiopie répondent à ce critère de sécurité. Or c’est curieusement dans ces régions qu’apparut l’agriculture, vers 9600 ans avant notre ère. Frappé par la coïncidence chronologique entre la naissance des techniques agricoles et le cataclysme fatal à l’Atlantide rapportée par Platon, les Flem Ath se sont alors interrogés : est-il possible que les survivants de l’Atlantide soient à l’origine des débuts de l’agriculture mondiale ?

 

LE DESSOUS DES CARTES

 

Il est en tout cas probable que les survivants aient emporté quelques objets dans leur fuite. Ceci allait être confirmé d’une manière détournée. En 1956, Charles Hapgood eut entre les mains une très vieille carte maritime, dessinée en 1513 par un amiral turc dénommé Piri Reis.

Hapgood fut surpris de la précision du tracé de la croûte orientale de l’Amérique du Sud sur cette carte, achevée à une époque où cette

Partie du monde n’était pas totalement cartographiée. La surprise fut complète quand Hapgood s’aperçut que l’Antarctique figurait également sur la carte, alors que ce continent n’avait été découvert qu’en 1820, soit trois siècles plus tard ! Consultés, les experts de l’US Air Force sont restés tout aussi perplexes face à ce constat. En comparant la carte de Reis à des relevés géologiques de l’Antarctique datant de 1949, faisant apparaître les contours du continent austral avant qu’il ne soit recouvert par les glaces, ils constatèrent que les deux tracés étaient presque identiques !

Le rapport de l’US Air Force concluait que

« le tracé des côtes a été relevé avant que celles – ci ne soient recouvertes par la calotte glaciaire. La précision des données qui figurent sur cette carte reste un mystère compte tenu de l’état des connaissances géographiques en 1513 ».

C’est alors que Hapgood dénicha une seconde carte « miraculeuse », celle d’Oronteus Finaeus (1531). L’ensemble de l’Antarctique y figurait, avec de nombreux détails, comme l’emplacement des montagnes, des plaines et des rivières. Autant de particularités qui figuraient tant dans l’étude géologique de 1949 que dans les récits faits par Platon, plus de deux mille ans auparavant.

Le tracé des cartes de Piri Reis et de Finaeus, dont l’authenticité a été prouvée, s’inspirait

donc de cartes très antérieures, en conséquence dessinées par un peuple disposant d’une maîtrise technique incomparable pour son époque.

Le fait que des relevés aussi détaillés soient parvenus entre les mains de cartographes du XVIe siècle accrédite la thèse des Flem Ath sur l’essaimage de survivants de l’Atlantide. Tout autre ayant fait la découverte du continent perdu l’aurait fait savoir au monde entier ! Afin d’étayer plus avant leur hypothèse, les Flem Ath ont également pensé qu’une civilisation astrale n’aurait nécessairement pu se développer que sous un climat tempéré et sur une terre fertile capable de nourrir une population croissante.

En déplaçant l’Antarctique sur une distance compatible avec les projections géologiques de Charles Hapgood, soit environ 3200 km au Nord du cercle polaire, on se trouve effectivement sous des latitudes permettant à un peuple de marins de prospérer…

 

LA PISTE ÉGYPTIENNE

 

L’existence de cette riche civilisation australe permettrait d’expliquer l’origine de monuments disséminés dans le monde entier et construits à l’aide de techniques si avancées sur leur temps qu’elles défient toute explication rationnelle. C’est notamment le cas des temples d’Amériques latine, attribués aux

civilisation aztèque, olmèque, toltèque ou maya, mais dont l’édification a exigé des moyens et une science sans rapport avec ceux de leur époque.

Cette thèse peut également s’appliquer aux pyramides d’Égypte car, selon de récentes études archéologiques, il semblerait que le Sphinx de Gizeh soit bien plus ancien qu’on ne le pensait. En témoignent sur le site les traces d’une érosion liée à des pluies diluviennes n’ayant pu survenir qu’il y a 10 000 ans, ce qui va à l’encontre de l’attribution des pyramides à la civilisation égyptienne, née en 4000 seulement avant J-C.

La disposition des pyramides suggère ce lien avec l’Atlantide. Des scientifiques ont en effet découvert que les pyramides d’Égypte étaient disposées suivant un schéma correspondant exactement à celui d’une zone de la constellation d’ORION, telle que celle-ci apparaissait en 10 450 avant J-C, c’est-à-dire bien avant les débuts de la civilisation égyptienne… mais à une époque pouvant être celle des Atlantes.

 

UN DÉSASTRE IMMINENT ?

 

Ces débats historiques n’ont rien de rassurant. En effet, on sait que la carte stellaire évolue chaque année (en fait cette évolution devient significative au terme d’un cycle

d’environ 2600 ans) car la Terre ne tourne pas exactement sur son axe, mais en oscillant très légèrement. Cette oscillation du globe produit également une inversion des pôles magnétiques : le champ magnétique terrestre s’inverse environ tous les 500 000ans.

Etant donné que ce phénomène est intervenu pour la dernière fois il y a 780 000 ans environ, les scientifiques pensent qu’il se reproduira à plus ou moins à court terme. Or ce basculement risque d’être soudain et de s’accompagner de toute une série de désastres : conditions météorologiques anormales, perturbation des lignes magnétiques suivies dans leur trajet les espèces animales migratoires… Ce phénomène pourrait également donner lieu à d’importants déplacements de la croûte terrestre, comme l’avait imaginé Hapgood. Allons-nous vers un cataclysme d’une ampleur comparable à celui qui fut à l’Atlantide et qui fit disparaître pour toujours ce royaume dans un linceul de glace »

 

Lü observa encore ce texte qu’il venait de dénicher sur le Pense-net, Ainsi donc, il s’était trompé d’endroit et recherchait l’Atlantide là où elle n’existait pas et n’avait sûrement jamais existé.

Après sa journée de travail, qui ne fut pas énormément créative, tellement son esprit était préoccupé par tout ce qui lui arrivait dans sa vie secondaire, il se demanda pourquoi ça lui arrivait à lui, tous ces meurtres de sorcières, lui qui ne demandait rien à personne.

Tout ce qu’il désirait était de mener à terme son projet de vaisseau et de découvrir l’Atlantide. Mais Lù sentait au fond de lui-même que les évènements récents l’obligeaient à participer activement à cette enquête.

 

Il partit à nouveau à la recherche du continent englouti, mais cette fois-ci, il se dirigea directement vers la calotte glaciaire de l’antarctique. Lü survola la glace, qui au cours du dernier siècle avait énormément réduit, pendant ce qui lui parut durer plusieurs heures, sans rien trouver. Il se demanda comment il pourrait trouver la cité perdue dans ces kilomètres de glace. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Il resta au-dessus de la glace interminable et il réfléchit. Il y a quelques années, il avait vu des enfants atlantes, ils avaient donc un moyen pour sortir, et peut-être, pensa-t-il, en faisant le tour de la glace sous-marine il trouverait l’entrée de cette ville mystique !

 

Lü plongea aussitôt sous l’eau à la recherche de cette entrée. Mais la tâche fut beaucoup plus ardue que ce qu’il avait envisagé, il y avait des kilomètres à explorer, et les glaciers sous-marins étaient parsemés de trous de gruyère sans issue. Il voyagea de trou en trou pendant des heures. Quand soudain, il entra dans une cavité

beaucoup plus grande, et plus il s’enfonçait à l’intérieur de celle-ci, plus l’obscurité se faisait sombre, alors même qu’en astral la lumière a une autre texture, beaucoup plus ample mais en même temps tellement voilée.

 

Il continua dans ce tunnel qui paraissait sans fin et se dit que ce devait être encore une impasse. Lü commençait à ressentir l’envahissement du désespoir qui emplit toujours le cœur des hommes lorsqu’ils arrivent au terme de leur recherche. Et là, lorsqu’il mit son corps astral en luminosité ondulatoire, ce qu’il vit le surprit au plus haut point. Une machine gigantesque gardait la suite du tunnel. Cet appareil ressemblait à un crabe dont la bouche arborait de gigantesques dents. Il entendit une voix mécanique dans sa tête, qui lui disait :

« Si vous désirez passer, il faut d’abord répondre à une énigme, cela ne servirait à rien de passer autour de moi, la cité est protégée par un champ éléctro-magnétique qui empêche l’entrée à toute personne n’ayant pas reçu le passeport olfactif de passage. »

 

Lü n’en revenait pas, non seulement d’avoir enfin trouvé ce qu’il cherchait, mais aussi de se trouver face à une machine (car il savait que c’était une machine du fait qu’elle n’émettait aucune aura énergétique) pouvant dialoguer par télépathie. Cette civilisation avait donc su créer un champ magnétique si fort qu’il empêche le passage des corps immatériels.

 

« D’accord, posez votre énigme, finit-il par répondre, Après quelques secondes de réflexion.

— Bien, écoutez bien, cette énigme est valable deux jours mais ne vous sera posée qu’une seule fois :

Qu’est-ce qui vous a été donné,

Qui vous appartient toujours,

Que vous n’avez jamais prêté à personne,

Mais dont se servent tous les gens qui vous connaissent ? »

 

À cet instant, Lü fut réincorporé chez lui, à Paris dans son corps physique, son corps astral était épuisé. Il repensa à l’énigme et la nota sur un calepin pour éviter de l’oublier.

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